24H mai 2014

 

2013: "The Flying Violonist"

Un article sur le web, norient.com: textes, vidéos et interview retraçant mon travail

 

 

24H portrait 2009

Journal de Morges 2009

Bourse SSA 2007

24Heures, portrait, 2002

Cling Klong Bulletin forum musique et femmes suisses été 2002

 

NEXT GENERATION PATRICIA BOSSHARD se raconter par la musique, passionément, de Cristina Omlin

 

La musique de chambre moderne soit improvisée soit composée par Patricia bosshard se situe quelque part entre la musique contemporaine, le jazz et la musique populaire.

"Vous avez une double formation de musique classique et de jazz. Comment êtres-vous arrivée à l'improvisation?"

PB: J'ai toujours improvisé, depuis toute petite. J'avais un piano dans ma chambre et j'aimais déjà jouer, appuyer sur des touches et écouter; faire des combinaisons de sons, sans technique et sans théorie, au gré de mes envies.. C'était peut.être mon premier goût de liberté... Par la suite j'ai appris la théorie musicale, les formes, les structures, aussi bien pour la musique classique que pour le jazz et ça m'a permis d'analyser ce que je jouais, tout en gardant un esprit de découverte qui me permettait d'improviser.

 

" Vous vous dites improvisatrice et compositrice, en quoi consiste la différence?"

PB: Il me semble qu'un compositeur ne joue pas forcément en public. Il travaille seul, alors qu'un improvisatuer cherche les rencontres et joue souvent avec d'autres, dans toutes sortes de circonstances. L'improvisation est un art en soi et la composition en est un autre. Mais les deux s'influencent. Quand je compose, je passe toujours par l'improvisation: je trouve mes thèmes en cherchant sur le clavier, en jouant.Par la suite cela se cristallise et je fais un travail d'analyse. Etre improvisateur c'est être à l'écoute en permanence, c'est interpréter sur le moment, sachant que ce moment n'existera plus.

 

"Si vous deviez décrire votre musique, que diriez-vous de son style? Qu'est-ce qui vous a le plus influencée: le jazz classique, le free jazz, la musique contemporaine, la chanson ou quoi d'autre?"

PB: Décrire son style...c'est difficile. Je suis influencée par la musique contemporaine, que j'écoute beaucoup, avec ses formes nouvelles. Mais souvent je ne la trouve pas assez jouissive. J'aime la musique pulsionnelle, que ce soit dans le jazz ou dans d'autres formes de musique(dub, techno...). Mais je me sens également proche des musiques populaires: j'aime ce rapport simple à la musique, qui est là pour raconter un état d'âme. J'aimerais vivre dans une société où l'on se raconte à travers la musique, tous les jours, un peu, beaucoup, passionnément...


"Dans vos concerts, vous utilisez aussi la musique électronique. Est-ce que c'est une façon d'élargir votre language musical?"

PB: Oui, sans aucun doute. J'aime partir des sons de mon violon et les transformer, tout en gardant la "nature première" de ce que les sons racontent. Le violon est un instrument extraordinaire, dans l'expressivité de ses sons, ce qui permet d'infinies recherches électroniques. J'aime que la musique électronique soit expressive. Ma recherche principale est de trouver comment ne pas figer un son qui sort d'une machine.

 

"S'agit-il, dans votre musique électronique de sons synthétiques ou de musique concrète?"

PB: J'utilise aussi les sons concrets, quand je compose. Je cherche la frontière, là où le son concret passe à l'abstrait. parfois on peut reconnaître l'origine d'un bruit, mais il m'intéresse précisément à partir du moment où il raconte autre chose, quand il est dénaturé.

 

"Vous écrivez aussi de la musique pour le théâtre. Quel est, dans ce cadre, le rôle que vous attribuez à la musique?"

PB: Je travaille avec d'autres formes d'art, comme l'image ou le texte. J'aime chercher un équilibre entre deux formes d'expression; que l'une ne l'emporte pas sur l'autre, qu'elles soient complémentaires. Ce type d'échange est possible avec l'image. C'est plus difficile avec le texte où les mots, la ohrase, le sens prennent une place immédiate. Dans ce cas, le rôle dela musique est d'exprimer ce qui ne se lit pas, ce qui appartient au domaine du senti.

 

"Vous jouez dans des différentes formations, y compris de très grandes, comme "The Swiss Improvisers Orchestra". En quoi est-ce différent d'improviser dans une petite ou une grande?"

PB: J'aime avant tout le duo. Il permet un échange, une respiration commune profonde. Dans un grand groupe, l'improvisation est plus anticipée et préparée.